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Auto-filmage du sujet : lui, se cadre, se met en lumière
et se meut sous un mode d’auto-observation permanent.
Ces mises en écran semblent longuement préparées.
Ce geste m’intéresse pour son authenticité
visuelle.
Les corps et les regards sont proches, la tension est
omniprésente, Là où chacun peut
arrêter brusquement le dialogue engagé,
le risque de perdre l’autre anonyme est grand
et permanent.
Le sujet décline des poses, au sens pictural
du terme, capables de mener un dialogue visuel en ce
territoire de l’intime. Si la pose est limitée
à une syntaxe du portrait classique, certains
mouvements produits naturellement - un étirement
ou un passage de la main dans les cheveux - laissent
apparaîtrent insidieusement d’autres parties
du corps : les épaules, les bras, les mains,
les aisselles, le torse. Evocation au désir charnel.
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auto-filmage |
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C'est
la femme réelle qui sera dans la
pièce in my room le passeur d'une
tension érotique possible entre les
séries visuelles d'hommes diffusées
en cet alignement froid de TV et la projection
murale de l'auto-filmage produit par la femme.
le
visiteur déambule dans la pièce,
il contourne la femme, s'en approche et en
saisit ailleurs l'infime visuel. Le visiteur
conduit son regard.
La
voix féminine provient du socle sur
lequel se trouve la femme. Elle offre le récit
et contourne la femme. De murmures aux paroles
distinctes, le visiteur est invité
à conduire son écoute. Lui peut
choisir de s'en éloigner.
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LA
FEMME |
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